Je serai présent le 1er mai au salon du livre qui se tiendra au Château St Martin à Taradeau (Var)
mercredi 27 avril 2016
1er mai SALON DU LIVRE au Chateau St Martin Taradeau (Var)
mercredi 20 avril 2016
SALON TARAD'ARTS
lundi 22 février 2016
CHRONIQUE D'ANNIE FOREST
La fille sur le trapèze
Jacques Koskas
Editions Vivaces (novembre 2015)
Jacques Koskas
Editions Vivaces (novembre 2015)
(Par Annie Forest-Abou Mansour)
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Accompagnée de son assistant M. Croton, - digne des personnages des
peintures de Bernard Buffet « ces comiques du cirques, éternellement
moroses », véritable encyclopédie ambulante dont la manie est de donner
les définitions et l’étymologie de tous les termes qu’il évoque - ,
mademoiselle Lefossoyeur se rend au château des Dubailly dont la devise
est « traiter ses affaires en famille et ne pas se mêler de celles des
autres, voilà le secret de toute sagesse » afin de trouver une solution à
l’énigme. Le lecteur suit avec intérêt et curiosité l’enquête funambulesque et fantaisiste du duo hors norme qui doit être exécutée dans un délai très bref.
Dans ce roman d’aventures à l’écriture limpide, au vocabulaire technique riche et précis comme
le prouvent la description de la luxuriante végétation du jardin de la
famille Dubailly, l’explication de la racine et de l’origine des mots (à
propos de « dératé » par exemple : « Il fut un temps où on enlevait la
rate des animaux pour, croyait-on, les faire courir plus vite. Le terme
est resté »), le suspens se tricote constamment avec l’humour,
« - Qu’y a-t-il, monsieur Crouton ? Toujours mal à la gorge ? / -
Croton, mademoiselle Lefossoyeur, Croton, comme l’arbuste tropical aux
feuilles bordées de rouge… », le comique de situation
(« Un matelas sur le dos, il tente de suivre la course du trapèze en
se déplaçant, aussi vite qu’il le peut, d’un mur à l’autre »), de caractère…
Le narrateur, qui s’adresse souvent au lecteur - (« Une enfance
triste et solitaire, peut-être ? Nous y reviendrons ») - brosse avec
précision, pertinence, justesse et malice les différents portraits
physiques et psychologiques des protagonistes. Le suspens se mêle à la
tragédie familiale. Les puissances mystérieuses du jardin à la flore
exubérante participent au mystère ambiant dans lequel se glissent des
notes poétiques ajoutant un éclairage fantastique à l’intrigue.
La fille sur le trapèze de Jacques Koskas captera l’attention des jeunes lecteurs de douze ans et plus,
les passionnera même, tout en enrichissant leurs connaissances. «
Placere et docere », la célèbre formule destinée à La Fontaine et à
Molière est toujours d’actualité. Nous attendons désormais impatiemment
la suite des aventures de mademoiselle Léontine Lefossoyeur et de
monsieur Croton.
Du même auteur :
jeudi 11 février 2016
LA LISTE DE FANNET SUR YOU TUBE
https://www.youtube.com/watch?v=8x6CgO6FNlg
mardi 12 janvier 2016
LA FILLE SUR LE TRAPEZE
Publication de mon nouveau livre
La fille sur le trapèze
Roman jeunesse à partir de 12 ans
lundi 4 janvier 2016
BONNE ANNEE ????
Bonne année ???
Est-ce bien raisonnable de rabâcher ce refrain si peu
fiable ?
Ne serait-il pas plus sage de souhaiter simplement…
Bonne chance ?
|
vendredi 25 décembre 2015
LEON NOEL
L’anagramme de Noël ?
Léon
Roi de l’accordéon
L’anagramme d’accordéon ?
Concorde
Synonyme d’union et de fraternité
Rêvons…
mercredi 23 décembre 2015
CHRONIQUE SUR LA LISTE DE FANNET
La Liste de Fannet
Jacques Koskas
Editions Vivaces (2015)
Jacques Koskas
Editions Vivaces (2015)
(Par Annie Forest-Abou Mansour)
http://lecritoiredesmuses.hautetfort.com/archive/2015/12/21/laliste-de-fannet-5734414.html
http://lecritoiredesmuses.hautetfort.com/archive/2015/12/21/laliste-de-fannet-5734414.html
En effet, une série de crimes se succèdent subitement : plusieurs
femmes d’une quarantaine d’années, de classes sociales différentes sont
tuées, puis « déshabillée (s), placée(s) en position foetale, coiffé (es) avec soin ». Mangin, secondé par « la lieutenante Marithé Lesourd », adepte d’anagrammes, « son sport favori » et caractérisée par ses « plus-ou-moins-cent-kilos-selon-les-jours », doit trouver le plus rapidement possible l’auteur de ces crimes.
Dans La Liste de Fannet, la distance entre le roman dit classique et le roman policier n’existe plus.
Nous sommes loin de la paralittérature manichéenne d’une société
scindée entre les bons et les méchants. Le roman de Jacques Koskas est
une œuvre littéraire exigeante malgré la simplicité de sa lecture.
L’écrivain brosse les portraits de ses personnages, dotés d’une dense
personnalité, à traits précis. La structure narrative polyphonique ;
avec les fragments du journal de Fannet, l’enregistrement du témoignage
de Momo, le professeur d’histoire qui a sombré dans la clochardisation
après son divorce, les pensées, les perceptions de Mangin, les
focalisations internes, l’alternance du présent et du passé ; permet
d’appréhender la réalité sibylline des êtres et de la société dans
laquelle ils évoluent et confronte le lecteur aux implicites, aux
non-dits. Les crimes renvoient chacun à ses interrogations intimes, à ses questionnements, à ses remises en question. Les personnages sont partagés entre l’horreur indicible devant une violence inimaginable et la tentative de compréhension. Déchiffrer
les messages du criminel favorise la confrontation de Mangin avec ses
propres souvenirs, son propre passé refoulé depuis de nombreuses années : « Mangin
songe à la conversation qu’il a eue avec Noiraud. Le souvenir inopiné
de sa sœur lui a fait l’effet d’un coup de massue. Par quel chemin
tortueux en est-il arrivé à la relier à Chloé ? ». Le passé de chacun révèle son présent comme l’indique le docteur Noiraud : « Questionnez votre enfance, votre présent y est écrit ». Derrière les crimes, la psychologie complexe des êtres humains surgit. Le docteur Noiraud, persona du narrateur,
les décrypte, les explique, explorant les méandres de la conscience et
de l’inconscient. Il illustre le problème de la somatisation à travers
le personnage de Mangin : « Chez Mangin, la pelade remplit son office : exhiber la douleur, refuser qu’on y touche et mettre le monde à distance », la « compulsion de répétition »
à travers Fannet. Le narrateur montre comment Mangin surmonte
progressivement ses traumatismes et accède enfin à la guérison : « Hyppolyte
Mangin effleure, du bout des doigts, la plaque rugueuse, apparue, cette
nuit, à la pointe du menton, à l’endroit précis où ses premiers poils
de barbe avaient poussé, à l’âge de… Il ne sait plus ».
Le roman de Jacques Koskas se fonde sur les apports des sciences humaines. La fiction littéraire dialogue avec la psychanalyse, la sociologie. L’intrigue subtilement menée, semée d’indices ingénieux, emporte le lecteur dans un suspens haletant parsemé de clins d’œil humoristiques, (« -Est-ce que je mange quand même, parce que, pour moi, c’est l’heure, si je ne veux pas faire une hypo./ -Hippo ? Lesourd ! Pas de familiarités, je vous prie ! - Hypoglycémie, monsieur, hypoglycémie » ou « Il serait capable de bazarder son attirail sur son lit d’hôpital, et de nous rejoindre à cheval sur sa bouteille d’oxygène ! »), d’émotions avec la référence à la Shoah (« le 16 juillet 1942, jour de la rafle du vel-d’hiv. J’avais à peine quatre ans. La concierge m’avait caché dans une poubelle. Au bout d’un moment, le couvercle s’est soulevé. Le visage d’un policier s’est penché vers moi. Puis le couvercle s’est refermé… »), de poésie, ( « Dame Déprime, qui jouait l’endormie, ouvre un œil. Avec la souplesse d’un serpent hypnotisant sa proie, elle commence à déployer sa mélancolie sombre, effaçant toute couleur au monde »).
Le roman de Jacques Koskas se fonde sur les apports des sciences humaines. La fiction littéraire dialogue avec la psychanalyse, la sociologie. L’intrigue subtilement menée, semée d’indices ingénieux, emporte le lecteur dans un suspens haletant parsemé de clins d’œil humoristiques, (« -Est-ce que je mange quand même, parce que, pour moi, c’est l’heure, si je ne veux pas faire une hypo./ -Hippo ? Lesourd ! Pas de familiarités, je vous prie ! - Hypoglycémie, monsieur, hypoglycémie » ou « Il serait capable de bazarder son attirail sur son lit d’hôpital, et de nous rejoindre à cheval sur sa bouteille d’oxygène ! »), d’émotions avec la référence à la Shoah (« le 16 juillet 1942, jour de la rafle du vel-d’hiv. J’avais à peine quatre ans. La concierge m’avait caché dans une poubelle. Au bout d’un moment, le couvercle s’est soulevé. Le visage d’un policier s’est penché vers moi. Puis le couvercle s’est refermé… »), de poésie, ( « Dame Déprime, qui jouait l’endormie, ouvre un œil. Avec la souplesse d’un serpent hypnotisant sa proie, elle commence à déployer sa mélancolie sombre, effaçant toute couleur au monde »).
Jacques Koskas renouvelle le genre du roman policier en brouillant savamment les pistes et en superposant diverses intrigues fortes en émotions, en humour noir et en tensions.
( 1) Du même auteur :
Koskas Jacques
http://lecritoiredesmuses.hautetfort.com/archive/2014/10/29/18-rue-du-parc.html
Koskas Jacques
http://lecritoiredesmuses.hautetfort.com/archive/2014/10/29/18-rue-du-parc.html
jeudi 10 décembre 2015
RENCONTRE DEDICACE
mardi 1 décembre 2015
un peu de narcissisme ça ne peut pas faire de mal
mardi 27 octobre 2015
LA LISTE DE FANNET
Que penser de ces scènes de crime agencées
comme des installations d’art contemporain au goût macabre ?
Le commandant Hyppolite
Mangin, mis au défi de déchiffrer leur message, se trouve confronté, en même
temps, au retour dérangeant de souvenirs d’enfance, longtemps refoulés…
Parviendra-t-il à mener de front l’élucidation
des meurtres et la recherche d’une vérité oubliée de sa propre
histoire, dévoilée par les « équivalences symboliques » que lui
suggère le Dr Noiraud, son médecin à tout faire ?
Mêlant analyse psychologique et humour noir, ce
roman aborde le sujet sensible de l’infanticide (réel ou fantasmé) à travers une
réflexion sur le processus de résilience.
http://jacqueskoskas.wix.com/editions-vivaces
http://jacqueskoskas.wix.com/editions-vivaces
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